Mon histoire
Comme tout le monde, j’ai connu des hauts, des bas, des succès, des échecs et des rebonds constants, qui ont façonné ma vision de la vie, du travail et de ce que je pense qu’il faut nourrir pour être pleinement épanoui, ancré et résilient, tant personnellement que professionnellement. Voici mon parcours, présenté à travers les réponses aux questions que l’on me pose fréquemment..
Quelle est l’histoire qui t’a amené à devenir le coach que tu es ?
J’ai grandi dans un petit village, entouré de forêts, à une heure de Paris. Après mes classes préparatoire et l’ESCP, j’ai démarré ma carrière comme analyste financier à la Société Générale Corporate and Investment Banking en Amérique du Nord. J’y ai développé mon goût pour modéliser les choses, mais, j’ai très vite compris que passer mes journées devant des tableurs Excel n’allait pas me rendre heureux.
J’ai voyagé plusieurs mois et je suis revenu en Europe, pour rejoindre le département Corporate Strategy de Rexam, un groupe industriel anglais présent dans le monde entier. L’équipe était rattachée au CEO et je travaillais sur des projets passionnants : acquisitions d’entreprises, expansion internationale, et formalisation des plans stratégiques des filiales du groupe. Une opportunité rare à mon âge et qui m’a plongé dans l’intra-preneuriat.
Au bout d’un certain temps, j’ai ressenti le besoin d’élargir mes horizons. J’ai rejoint Oliver Wyman, un grand cabinet de conseil en stratégie et management. J’y ai adoré la diversité des secteurs et enjeux, tout en apprenant à gérer la pression, à collaborer avec des équipes talentueuses et à transformer, dans des délais serrés, des problèmes complexes en solutions concrètes.
Mais aussi stimulant intellectuellement que tout cela était, je sentais, au fond, que je restais un observateur, un conseiller pour ceux qui étaient dans l’action. Et plus le temps passait, plus l’envie de construire et d’entreprendre, devenait évidente.
Tu as donc quitté Oliver Wyman pour entreprendre? Pourquoi ce choix ?
Oui. Le déclic a été brutal. J’avais 30 ans quand mon père est décédé dans un accident de moto. Je l’ai appris au bureau, entre deux missions. Cet événement a changé ma vision de ce que signifiait, selon moi, se réaliser professionnellement et personnellement. Et ce n’était plus aligné avec ce que je faisais. Je voulais vraiment créer quelque chose de nouveau et qui contribuerait à ce monde de manière positive.
Avec mon frère, nous avons donc créé une startup dans la e-santé, visant à améliorer, via une application mobile, les interactions entre patients et praticiens, entre deux consultations. Nous ne connaissions absolument rien à la tech. Mais nous avions envie d’entreprendre ensemble. Une aventure dont je suis fier, que nous avons réussi à autofinancer pendant 3 ans, tout en recrutant 3 personnes. Mais après 2 pivots et malgré tous nos efforts, nous n’avions toujours pas trouvé notre “Product Market Fit”.
Dans le même moment, j’ai vécu un autre grand bouleversement personnel : la naissance de mon fils aîné. Avec une surprise de taille découverte à sa naissance : il était porteur de trisomie 21. Ce qui devait être, avec ma femme et ma famille, l’événement le plus heureux de nos 4 dernières années, s’est transformé en un moment très difficile et un nouveau défi à relever.
Avec ma femme nous avons toujours partagé une conviction: celle qui est que l’important n’est pas ce qui nous arrive, mais ce qu’on en fait. Nous avons donc décidé d’en faire une force pour avancer et être heureux. Nous avons redéfini nos priorités professionnelles. Et pour ce qui me concerne je les ai articulé autour de deux enjeux: retrouver une stabilité salariale pour subvenir aux besoins de ma famille, et continuer d’évoluer dans ce milieu de la tech et de l’entrepreneuriat qui, je le savais désormais, me passionnait.
Est-ce à ce moment que l’aventure Deliveroo a commencé pour toi ?
Oui. Dans cette période de bouleversements, plusieurs fonds d’investissement m’ont approché pour me parler de projets entrepreneuriaux dans lesquels ils avaient investi. Index Ventures m’a proposé de rencontrer William Shu, CEO et fondateur de Deliveroo. Le projet ne m’attirait pas au premier abord, mais Will m’a impressionné par sa vision et son énergie. J’ai été également bluffé par le produit technologique qu’ils avaient réussi à développer et la science de la data qu’ils maîtrisaient dès leur création. Je n’avais jamais vu ça. Et pour moi, cela voulait tout dire : j’avais tout à apprendre de cette équipe.
J’ai donc rejoint Deliveroo comme 20e employé, avec la mission de lancer et diriger la première expansion de l’entreprise à l’international, à savoir en France. Je n’avais rien à inventer, qu’il s’agisse du produit, du modèle économique ou légal, puisque tout cela était fait et géré par Londres, mais j’avais tout à prouver sur ma capacité à très bien exécuter et à déployer la mise à l’échelle de cette startup à très fort potentiel. J’ai donc tout donné. J’ai formalisé un plan de lancement millimétré pour prendre notre place à Paris dans un cadre déjà hyper-concurrentiel. Will m’avait donné 3 mois pour faire notre première livraison en France. Pari tenu. Et surtout, en à peine 5 mois, nous avions conquis Paris, et ouvert Lyon, Lille et Bordeaux. À la fin de la première année, l’équipe en France comptait près de 150 employés, nous avions ouvert 10 autres pays dans le monde, et la France était le deuxième marché le plus important après le Royaume-Uni, contribuant ainsi significativement aux nouvelles levées de fonds qui ont eu lieu en 2015 et 2016.
Peu après, le board m’a confié la direction de l’Europe, avec un périmètre couvrant 6 pays. J’ai dû notamment restructurer les équipes en Allemagne et en Espagne, qui étaient dysfonctionnelles dans leur leadership, tout en pilotant l’hyper-croissance et l’hyper-concurrence que nous vivions sur le vieux continent. Je travaillais 7 jours sur 7. Je voyageais toutes les 2 semaines. Et au bout de 3 ans, Deliveroo est passé de 20 salariés à plus de 2 000 dans le monde, d’une valorisation de 20 millions à plus de 2 milliards.
Ces années chez Deliveroo m’ont appris, dans le concret, l’art de scaler une organisation et des équipes, avec une pression maximale, tout en restant agile et en maintenant un cap et une vision stratégique. Mais elles ont aussi mis à l’épreuve mon équilibre personnel, d’une manière intenable sur la durée, me poussant à re-réfléchir à mes priorités.
Pourquoi es-tu parti de cette entreprise en pleine ascension?
J’avais une raison personnelle de partir et une raison professionnelle de ne pas rester. Durant cette période, j’ai eu l’immense joie d’être de nouveau papa. En 2017, nous avions donc deux enfants en bas âge et des besoins de soins et d’accompagnement très particuliers pour mon fils aîné. Je savais que je ne pouvais pas continuer ce rythme effréné. Il en allait du bonheur de ma famille et de l’équilibre de mon couple. Et c’étaient mes essentiels.
J’avais aussi le sentiment d’avoir accompli ma mission. Tous les pays européens sous ma responsabilité étaient passés à marge de contribution positive. Les pays en Europe étaient structurés et consolidés. Nous finalisions une série F avec de 660 millions de dollars. Les équipes étaient stabilisées. Et pour moi, pour qui le domaine de la food-tech n’était en rien une passion, il était temps de revenir à des sujets beaucoup plus tournés vers les sciences humaines. Tous les feux étaient donc au vert pour que je prenne ma décision de partir sereinement.
Je n’oublierai jamais la façon dont mon départ a été célébré, à Londres comme à Paris. Will, le board et les équipes m’ont offert des moments inoubliables et une reconnaissance rare, qui m’ont profondément touché. Je suis parti avec une vraie fierté du chemin accompli. Et de soulagement aussi. Parce que je pouvais me recentrer sur ce qui comptait vraiment pour moi et l’urgence du moment : ma famille et son équilibre. Et je savais que c’était aussi, sans savoir quoi et comment, le début d’une quête professionnelle très différente.
Tu t’es alors orienté vers le coaching de CEOs de scale-ups . Comment cette transition s’est-elle faite ?
Très naturellement en fait. Quand j’ai quitté Deliveroo, plusieurs fonds d’investissement m’ont proposé d’accompagner les CEOs de leurs portefeuilles. C’était une évidence d’essayer de le faire. Parce que ce qui me singularisait le plus chez Deliveroo, et qui était de notoriété en interne, c’était ma capacité à inspirer et guider les équipes pour qu’elles atteignent leur plein potentiel.
J’ai donc commencé à accompagner un certain nombre de CEO-fondateurs, en sortant de leurs besoins initiaux qui étaient d’avoir des réponses toutes faites, pour les aider à se poser les bonnes questions et à trouver leurs propres solutions. À garder et développer ce qui les rend uniques. En parallèle, je me suis formé au coaching professionnel à l’INSEAD. Et j’ai combiné cette formation, ma compréhension des dynamiques humaines, ainsi que mes expertises et expériences passées – notamment d’entrepreneur et de scale-up – pour en faire ma propre approche. Une approche hybride où je challenge intellectuellement mes clients tout en les soutenant émotionnellement quand ils en ont besoin, et où je m’efforce d’aider des leaders à devenir encore meilleurs dans leurs rôles, mais aussi dans leur vie.
In fine, avec Millimetr, ma petite société indépendante, j’ai accompagné plus de 200 CEOs, connus et reconnus, principalement en Europe, et sur un portefeuille dont la valorisation cumulée atteint près de 15 milliards de dollars. Et j’ai dû savoir bien le faire puisque mon taux de recommandation client est de 98%. Retrouvez toute mon initiative d’investissement dans le futur du coaching sur mon site adrien-falcon.tech.
Et Wave.ai ? Comment est né ce projet très ambitieux?
J’aurais pu rester un artisan de luxe au service de quelques leaders d’exception. Mais en 2020, j’ai vraiment eu envie, de manière viscérale, de proposer un nouvel usage pour que cette pratique à laquelle je crois profondément puisse bénéficier au plus grand nombre, ce qui n’était pas le cas: le coaching est souvent trop cher, difficilement accessible, et limité à une population privilégiée. C’est pour ça que j ‘ai créé Wave.ai en 2020, avec un objectif clair et très ambitieux : rendre le coaching, véritablement professionnel et de qualité, accessible à tous.
Pendant plus de 4 ans, nous avons donc développé et entrainé une IA propriétaire dédiée au coaching professionnel, et qui a accompagné jusqu’à 3 000 leaders par semaine, généré plus d’un million de séances de coaching, et récolté plus de 5 000 témoignages évoquant l’impact transformationnel que Wave avait eu sur leur vie professionnelle et personnelle. Wave était une aventure géniale, avec une équipe hyper engagée et talentueuse, qui s’était lancée dans un projet complètement fou mais, parce qu’il était tourné vers l’humain, et que nos clients nous en remontait tous les jours les bénéfices, nous donnait chaque jour l’envie de déplacer des montagnes. Le tout alors même que l’IA Générative n’existait pas encore à l’époque et que nous travaillions tous à distance.
Comme toute aventure entrepreneuriale, Wave a connu des défis : le COVID, le retournement économique qui l’a suivi, le changement d’état d’esprit et d’attentes des Venture Capitalists, et l’essor de l’IA générative. Quatre bouleversements successifs en 4 ans. Nous étions une petite entreprise de 30 personnes, tournée vers la R&D, dépendants du financement externe. Je n’ai pas réussi à réunir les conditions pour faire l’ultime levée dont nous avions besoin avant d’être rentables. J’ai donc regardé les options que nous avions pour que l’innovation que nous avions créée – et qui satisfaisait des milliers d’utilisateurs depuis quatre ans – puisse perdurer. Et c’est comme cela que Wave a été reprise par Alan en 2024, une entreprise qui de par son ambition, sa puissance et son expertise en IA, avait tout pour amener beaucoup plus loin cette vision que nous avions.
Je suis profondément reconnaissant envers mon équipe, qui a rendu cette aventure possible, et avec qui nous avons pu écrire notre histoire jusqu’au bout. Et à titre personnel, je suis fier d’avoir réussi à entreprendre de nouveau, sur un projet aussi difficile, depuis mon petit bureau du sud de la France, tout en étant papa de 3 enfants.
Aujourd’hui, quels sont tes projets et pourquoi te passionnent-ils ?
Depuis la fin de l’aventure Wave, je me suis recentré sur mon activité de coaching et mes projets personnels.
Je continue à accompagner, avec énormément de plaisir, des fondateurs de scale-ups. Je travaille avec peu de monde en même temps et privilégie la relation de proximité pour répondre aux exigences de l’entrepreneuriat à haut niveau, dans lequel évolue mes clients.
Je développe en parallèle d’autres projets qui ont pour vocation et lien commun de transmettre différemment aux entrepreneurs d’aujourd’hui et de demain : projets d’écriture, une newsletter, une holding d’investissement et un startup studio dédié notamment aux questions du développement professionnel et personnel à l’ère de l’IA.
Mon fil rouge et ma mission restent toujours les mêmes : aider, au mieux que je le peux, des leaders incroyables qui proposent des projets à très fort impact à s’épanouir personnellement et professionnellement, tout en construisant, avec leurs équipes, des entreprises durables et à impact. Et le faire sans jamais faire de compromis sur mes principes, et ce que je considère être essentiel pour me sentir heureux dans la vie, dans mon couple, avec ma famille.
Nota Bene
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