A.D.R.I. process

A.D.R.I. Plus que le diminutif de mon prénom, c’est l’acronyme de mon process de coaching. A chaque phase son enjeu. A.lignement sur le contexte et l’objectif de coaching, D.éfinition et détection du problème névralgique, R.éflexion sur les solutions et raffinement de la meilleur option, I.mplémentation concrète de la solution choisie et initiation d’un nouvel objectif.

Pourquoi parles-tu de process de coaching et pas de méthode?

Je parle de process de coaching, et non de méthode, parce que c’est la dynamique qui prime dans mon approche. Un process est un enchaînement dynamique et structuré d’étapes clés, que je peux ensuite adapter totalement dans le fond aux besoins uniques de chacune et chacun. A contrario, une méthode m’enfermerait dans une approche statique où les étapes et les contenus associés seraient figés et répliqués de manière très similaire pour tous. Cela ne m’intéresse pas : chaque client est singulier et mérite une approche sur-mesure.

Pour créer une approche spécifique à chaque client, je m’appuie donc sur mon process. Il me guide autant qu’ils les guide, tout en laissant l’espace nécessaire pour créer une “méthode” propre à chacun. Un peu comme un musicien virtuose répète ses gammes sans jamais jouer deux fois le même morceau, ou comme un athlète de haut niveau suit une routine avant chaque compétition, tout en s’adaptant aux conditions spécifiques de celle-ci.

C’est, je crois, cette combinaison de structure et de flexibilité qui, avec mon histoire, me singularise et me permet de proposer autant de méthodes différentes que j’ai de clients.

Peux-tu nous expliquer le process A.D.R.I. ?

Mon process de coaching vient de mon diminutif, Adri. J’en ai fait un acronyme de coaching : A.D.R.I. Chaque lettre représente une phase clé du travail que je fais avec mes clients. Je l’ai initialement pensé en anglais, mes clients étant internationaux, mais sa déclinaison en français fonctionne bien. A.D.R.I. s’articule donc autour de 4 phases:

A – Audit the Now. Agreed on a Goal.  (Alignement sur le contexte du moment et l’objectif de coaching)

D – Dive into the Issues. Detect the Game-Changer. (Définition des blocages de fond et détection du problème névralgique)

R – Reflect on Solutions. Refine the Best Option. (Réflexion sur les solutions possibles et r-affinement de la meilleure d’entre elle)

I – Implement for Real. Initiate a New Goal. (Implémentation concrète de cette solution. Initiation d’un nouvel objectif.)

C’est une boucle et c’est aussi simple que cela dans l’intention.

Peux tu nous en dire plus sur la phase « A – Audit the Now. Agreed on a Goal. »?

La première étape passe par un audit de contexte. Elle consiste à explorer en détail la situation actuelle du client : identifier où il en est, ce qui fonctionne bien et ce qui doit être ajusté. C’est une base fondamentale pour moi. Pour savoir où on doit aller, il faut déjà savoir d’où on part et où on en est vraiment. De cette compréhension et prise de conscience du contexte du moment, on va définir et s’aligner sur un premier objectif de coaching.

Pourquoi un seul objectif ?

Je privilégie un objectif de fond, celui qui aura le plus d’impact pour débloquer d’autres situations. Définir un tel objectif est un travail en soi. Si des sujets urgents ou importants émergent en parallèle, ils sont traités de manière ponctuelle pour revenir ensuite à l’objectif principal.

Quid de la phase « D – Dive into the Issues. Detect the Game-Changer. »?

Une fois l’objectif défini, il est temps de plonger dans les problématiques de fond. Cette étape vise à identifier les blocages qui empêchent le client d’avancer. Pour, progressivement, détecter le point névralgique à travailler. Par point névralgique j’entends ce déclencheur clé qui est souvent caché sous des enjeux de surface.

Comment détectes-tu ce « point névralgique » ?

Je ne le détecte pas seul. Nous le détectons ensemble avec mes clients. Cela se fait avec une combinaison d’outils: écoute active, data qualitative et parfois quantitative, techniques de maïeutique, feedback, et ressenti. Avec l’expérience, je repère ce qui provoque une résonance forte chez le client. C’est à ce moment-là que l’on sait – le client et moi – qu’on a touché le cœur de son problème du moment.

Vient alors la phase « R – Reflect on Solutions. Refine the Best Option. », c’est ça?

Oui. Une fois le problème central identifié, on entre dans une phase de réflexion sur les solutions possibles. Cela implique d’explorer plusieurs options, d’évaluer leur impact et, petit à petit, d’affiner et r-affiner celle qui correspond le mieux aux objectifs du client, à ses besoins, ses capacités, et à sa motivation.

Pourquoi ne pas aller directement à la solution ?

Parce que c’est probablement le pire des moyens pour la trouver. La meilleure solution n’est en général pas la première qui nous vient à l’esprit. Explorer et affiner les options permet de trouver la meilleure solution tout en apprenant à mieux résoudre les problèmes. Cet apprentissage est aussi précieux que la résolution elle-même. C’est notamment un de ceux qui me permet de développer progressivement une autonomie et capacité à « s’auto-coacher » chez chacun de mes clients. C’est essentiel pour éviter toute dépendance, et ça l’est d’autant plus que c’est, selon moi, une compétence essentielle pour tout leader, CEO et fondateur.

Et le travail se boucle avec la phase « I – Implement for Real. Initiate a New Goal. » ?

Oui. Une solution ne vaut rien si elle reste théorique. Je suis dans une approche très pragmatique. Mon rôle est d’aider le client à intégrer la solution qu’il a définie dans sa réalité quotidienne. Pour moi, on est ce qu’on fait, pas ce qu’on dit, promet ou conceptualise. C’est donc critique de mettre en place – « implémenter » – la solution définie dans la vraie vie. De la tester in concreto, de l’ajuster, et dans tous les cas de s’appuyer dessus, pour avancer plus loin sur ce sujet et/ou d’avancer sur un nouveau sujet. Une fois l’objectif atteint, un nouveau cycle A.D.R.I. peut démarrer avec un nouvel objectif.

Et si l’implémentation ne fonctionne pas comme prévu ?

C’est une possibilité. Aucun plan n’est parfait dès le départ. A.D.R.I. est un process itératif. Si quelque chose ne fonctionne pas, on revient à l’audit, on ajuste et on avance. Chaque étape nourrit la suivante, créant un système fluide et flexible.

Et tout cela produit vraiment des résultats?

Avec près de 10 ans de pratique, près de 300 CEOs et fondateurs accompagnés, et un taux de recommandation de plus de 95 %, je pense pouvoir aujourd’hui l’affirmer. Cependant, ce process ne fonctionne que si le client exprime authentiquement ses difficultés et est véritablement engagé dans une démarche de progression. Être coaché nécessite d’être coachable, c’est-à-dire d’avoir le désir sincère de progresser et d’accepter de se remettre en question pour le faire. Ce n’est pas donné à tout le monde, mais pour ceux qui s’y investissent pleinement, les résultats peuvent être en effet transformateurs.

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